Marc Petit toujours pas entendu après la plainte déposée pour « agression sexuelle »

Neuf mois après la révélation de l’affaire Marc Petit par la rédaction d’ACTIV, où en est-on ? Le maire de Firminy, visé par une plainte pour « agression sexuelle », déposée par une employée du Conseil départemental du Puy-de-Dôme n’a toujours pas été entendu par les enquêteurs de la police judiciaire.  Les faits, rappelons-le, se seraient déroulés à Istanbul lors du classement de l’œuvre de Le Corbusier au patrimoine mondial de l’Unesco en juillet 2016.

Marc Petit a changé d’avocat

« Nous sommes au point mort », nous confie son avocat qui s’appelle désormais André Buffard. L’un des ténors du barreau stéphanois qui a défendu dans le passé le terroriste Carlos ou encore Pierre Chanal dans l’affaire dite des « disparus de Mourmelon ». C’est donc lui qui a repris le dossier Marc Petit en mains. Le maire de Firminy, pas entendu, pas même convoqué. L’enquête préliminaire se poursuit. Enquête préliminaire, cela veut dire que l’avocat n’a pas accès au dossier contrairement à l’information judiciaire. Là, ça supposerait qu’il y ait un juge d’instruction de saisi. Ce n’est pas le cas. André Buffard nous précise qu’il ne sait pas qui a porté plainte contre Marc Petit, ni même les faits qui lui sont reprochés.

L’affaire suit son cours, selon le Parquet

Ce que l’on sait, c’est qu’il y a bien eu des auditions dans ce dossier à la PJ. La plaignante, originaire du Puy-de-Dôme, a fait par ailleurs l’objet d’une expertise psychiatrique qui n’a rien révélé d’anormal, selon une source proche de l’enquête. Sa plainte est donc tout à fait recevable. C’est sur la base de ce rapport, remis dernièrement aux enquêteurs, que l’affaire pourrait donc s’accélérer. Une affaire qui « suit son cours au rythme judiciaire », nous dit-on du côté du Parquet de Saint-Etienne.

Suite à nos révélations, le maire de Firminy Marc Petit avait réagi en déposant une plainte pour « dénonciation calomnieuse ».

 

Photo ACTIV Radio