A45 : l’avis du Conseil d’Etat attendu avec impatience

Le dossier de l’A45 à l’ordre du jour du Conseil d’Etat. La construction de la future autoroute entre Saint-Etienne et Lyon ne peut être construite sans la signature de la concession entre Vinci et l’Etat. Les clignotants pourraient passer entièrement au vert dès ce mardi, si le Conseil d’Etat valide le plan de financement.

Le Conseil d’Etat aurait dû se prononcer il y a six mois

C’est une décision que l’on espérait imminente, déjà, au début de l’année 2017. Finalement, il aura fallu attendre le lendemain des élections présidentielle et législatives pour voir l’A45 arriver sur le haut de la pile des dossiers du Conseil d’Etat.

Celui-ci doit donc valider ou retoquer le projet. Sachant que les financements sont bouclés (ils ont été votés par les collectivités locales : département de la Loire, Métropole et Région, ndlr), on se dirige plus vers une validation. « Ce sera une étape de plus vers la construction » de l’infrastructure, souligne Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne métropole. Et Gaël Perdriau pourra compter sur la nouvelle députée de la 3ème circonscription, Valéria Faure Muntian, dont le projet concerne pleinement son territoire. Pour elle, le projet doit aller à son terme si le Conseil d’Etat donne son feu vert.

La nouvelle députée LREM de la Loire se dit prête à travailler de concert avec ses homologues du Rhône sur l’arrivée de l’autoroute à Brignais qui pose problème. Prête aussi à accompagner les associations anti-A45 et les communes concernées par le tracé, comme La Talaudière, par exemple.

Les anti-A45 espèrent toujours…

Les associations Anti-A45, elles, ont relancé leur appel à Nicolas Hulot, le ministre de l’écologie. Elles l’invitent à se joindre à un grand rassemblement les 1er et 2 juillet prochain à Saint-Maurice-sur-Dargoire dans le Rhône. Rassemblement pour dénoncer un projet « imposé, inutile et climaticide ».